Partager l'article ! Terroir de Taurize et ses alentours.: Je dédie cet article à Colette Olive, écrivain aux éditions VERDIER, Lagrasse, Aude, amie de mes parent ...
Je dédie cet article à Colette Olive, écrivain aux éditions VERDIER, Lagrasse, Aude, amie de mes parents.

Je n'en ai jamais parlé sur mon blog mais l'un des fondateurs des éditions VERDIER, belle et noble maison d'édition de nos Corbières, Lagrasse, nous a quittés. Il est mort. Je suis allé me recueillir avec ma mère sur sa sépulture, simple, comme il la souhaitait. Comme il l'était dans sa vie, je pense. Dans les Corbières, il y a du vin -encore un peu : « les raisins de la misère » de mes livres... - mais il y a des livres aussi ! Des livres de grands auteurs qui confient à Lagrasse, chez VERDIER, leurs manuscrits. Lisons de chez VERDIER et buvons du bon pinard des cépages des Corbières ! Ce que j'aime au Banquet du Livre, chaque été à Lagrasse, en plus de la qualité des intervenants, c'est cette librairie en abbaye et ce vin qui ne manque jamais à la lecture du livre ! Fils de paysan, le vin est pour moi nectar précieux !
Plongez-vous dans le catalogue d'auteurs de chez VERDIER et le plus bel hommage que l'on puisse rendre à Bob, c'est de lire chez VERDIER, cette campagne après Rieux-en-Val, en direction de Lagrasse, à quelques pas de là où repose en éternité, Gérard Bobillier, dit Bob.

Longue vie aux éditions VERDIER !

Et un hommage amical et respectueux à Gérard Bobillier.
Avant, Colette, écrivain français de ma tablette de nuit.
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A vous, tous mes amis, qui ne connaissez pas mes terres... Terres de vignes... Terres de friches, de livres, de morts et de souvenirs. Terre de pleurs d'un labeur qui use l'homme et qui ne le nourrit plus. Terre d'avenirs aussi. Terre à repenser, à semer d'idées nouvelles. Terre des Corbières. Je ne peux m'empêcher de lire, de relire Colette, je la lis sensuellement et je l'entends avec sa voix si particulière de sa terre. Avec Giliberti, mon ami Michel, nous partageons cette passion commune pour cette écrivain. Colette avec la voix d'une terre, de sa terre. J'aime. Comme celle des paysans de mes Corbières. Colette, l'un de mes auteurs préférés. On disait qu'elle n'aimait pas autant les chats qu'elle voulait bien le dire. Chacun s'invente une légende, non ? Sa légende est gracieuse : elle, toujours et souvent en portait avec ses chats de chartreux. Avant l'angora turc, c'est vers les chartreux que j'orientais mes recherches. Là, je m'arrête à la race de chats de l'angora turc... Difficile, même pour un éleveur-amateur, comme moi, de multiplier les races de chats. C'est sans doute Colette de là-haut qui m'a fait sillonner la France pour voir les élevages familiaux des chats de chartreux dans les années 90, à travers la France.
Et vous autres, vous, mes frères de terres,
Vous vous reconnaîtrez en ces mots à maux... De cette nostalgie qui, comme disait Albert Cohen, est une espèce de vie qui n'en est plus et qui fait mal... Pourtant...
"... J'appartiens à un pays que j'ai quitté. Tu ne peux empêcher qu'à cette heure s'y épanouisse au soleil toute une chevelure embaumée de forêts. Rien ne peut empêcher qu'à cette heure l'herbe profonde y noie le pied des arbres, d'un vert délicieux et apaisant dont mon âme a soif... Viens, toi qui l'ignores, viens que je te dise tout bas : le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose ! Tu jurerais, quand les taillis de ronces y sont en fleurs qu'un fruit mûrit on ne sait où - là-bas, ici, tout près - un fruit insaisissable qu'on aspire en ouvrant les narines. Tu jurerais, quand l'automne pénètre et meurtrit les feuillages tombés, qu'une pomme trop mûre vient de choir, et tu la cherches et tu la flaires, ici, là-bas, tout près... Et si tu passais, en juin, entre les prairies fauchées, à l'heure où la lune ruisselle sur les meules rondes qui sont les dunes de mon pays, tu sentirais, à leur parfum, s'ouvrir ton cœur. Tu fermerais les yeux, avec cette fierté grave dont tu voiles ta volupté, et tu laisserais tomber ta tête, avec un muet soupir... Et si tu arrivais, un jour d'été, dans mon pays, au fond d'un jardin que je connais, un jardin noir de verdure et sans fleurs, si tu regardais bleuir, au lointain, une montagne ronde où les cailloux, les papillons et les chardons se teignent du même azur mauve et poussiéreux, tu m'oublierais, et tu t'assoirais là, pour n'en plus bouger jusqu'au terme de ta vie (...)"
Magnifique Colette !
Amis,
Venez donc dans mon pays :
Taurize en Val de Dagne.
Vous y serez bien accueilli et je connais un gîte très bien placé... Et il ne manque ni bons vins ni bons livres ! En un clic sur la photo ci-dessous, vous serez dirigé vers ce gîte si sympathique où longtemps ont habité des figures de Taurize.
"Et si tu arrivais, un jour d'été, dans mon pays, au fond d'un jardin que je connais, si tu regardais bleuir, au
lointain, une montagne ronde, tu t'assoirais là, pour n'en plus bouger."
Colette (Les vrilles de la vigne)
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amicalement,
Jj
Bonne journée.
Tu me donnes envie d'aller dans ton fief...
Colette qui n'aurait pas aimé autant les chats qu'on semblerait le prétendre ??? Non, je n'y crois pas !!!
Colette est l'un de mes écrivains préférés... J'ai découvert ses Claudine (un peu coquines) à 13, 14 ans, avec ravissement...
Une pensée pour BOB...
Bizzz de Béa-Amie
Les chats sont mes meilleurs amis. Je n'en ai pas mais j'en ai eu très longtemps. Bonne journée.
Une envoûtante sélection de photos, mais surtout de mots qui empresse mon coeur de te saluer au coeur même de mon silence dont je voue une douce affection.
Merci pour cet instant au coeur de tes mots, très chaleureusement, Jack.
P.S.: Un nouveau lien pour de nouveaux silences
http://www.maudelaire.book.fr/
Amicalement
Violette
J'aime aussi le vin. Tchin-Tchin
Je t'embrasse
*MeL*
http://enriqueta.over-blog.com/article-les-mots-offerts-45310182.html
enriqueta64@gmail.com
Un petit mot pour dire que tu vas bien ... !
Mounette
T'embrasse fort Chris
nous ne nous connaissons pas.J'ai visité ton site en voisine.
j'ai le privilège de vivre depuis 30ans dans ce manifique pays qu'est le val de DAGNE!C'est avec émotion que j'ai regardé tes photos,découvert tes commentaires(lieux si familiers et si terribles de désolation avec ces ceps arrachés,ces terres retournées!Cette terre malmenée,blessée souffre,comme souffrent les malheureux qui s'y accrochent et font de leur mieux sans plus y croire vraiment!!Ce pays est en train de se vider de sa substance ,subit une hémorragie à nulle autre pareille et ce dans l'indifférence générale de ceux qui n'y comprennent rien!
Pourtant,que la montagne est belle...Et que les vins du val sont bien loin d'une abominable piquette!!!
Ami,merci pour tes photos et tes articles où l'on devine sensibilité et amour de ton terroir!